Je prends parfois conscience que je m’enferme
dans des petits soucis, tracas, histoires et que j’en fais tout un monde :
tout Mon monde ! Que ma vie est réduite
à des objectifs, des problèmes que je choisis de m’imposer.
Qu’au final ma vie est bien pauvre, qu’elle n’a pas de vrai
sens, du moins aucun sens commun, aucun sens que je pourrais partager avec
quelqu’un à l’autre bout de la planète.
Dans ces moments de lucidité, j’ai envie
de prendre de la hauteur, du recul, de me « décentrer ».
Réfléchir à ce qui est vraiment important, à ce qui compte. A ce qui fait
avancer, à ce qui fait grandir.
Le quotidien, métro,
boulot, dodo, incarne par excellence cette spirale nombriliste, où on
enchaine les jours avec des préoccupations qui nous semblent essentielles !!!
On finit la semaine vannée, et on a deux jours pour se requinquer et
recommencer.
Stop ! Je ne veux pas de ça ! Je suis encore
jeune, et j’ai déjà ce sentiment d’être enfermée dans une routine qui m’aspire
le cerveau et qui ne me laisse pas le temps de rêver, d’avoir des projets… et
de les réaliser !
Cette prise de conscience, je la dois
aujourd’hui au film « De rouille et d’os », je ne saurais expliquer
pourquoi ce film, m’a fait sortir de ma bulle. Cela s’est poursuivi avec la
lecture de plusieurs textes de la blogosphère, comme celui de Yes What Else,
Là où j'habite
et celui de Charlotte,
Je veux.
Je ressens de la culpabilité d’avoir une
si petite vie, une si petite vision, de si petits soucis et d’en faire toute
une vie justement ! Je me sens égoïste. Je pourrais certainement faire
beaucoup plus, beaucoup mieux… Je ne cherche pas à devenir la fille aux mille
activités, hyperactive ni mère Theresa. Mais je pourrais peut être faire une
seule chose qui aurait du sens, qui m’aiderait à m’épanouir, qui me donnerait
des perspectives et me sortirait de mon petit moi…